Sur le déni...
Voir, peinture de Brita Seifert (site)Ce soir, j'ai envie de vous parler d'un mécanisme de défense particulier : le déni.
Il est très utilisé dans ma famille par mon père, ma mère et mon frère et il concerne surtout mes souffrances en général, et celle de moi enfant, en particulier. Lorsque j'en parle, mes douleurs ne sont pas entendues, mais plutôt ridiculisées, ignorées, sous-estimées pour finalement n'être pas reconnues.
Cela est très dure à vivre car il aurait seulement fallu que je ne dise jamais que je souffre de mes relations avec les membres de ma famille. Point de souffrance, tout va bien. Point de père absent qui cause de la souffrance, point de mère imparfaite, déstructrice et envahissante voire incestueuse dans beaucoup de ses attitudes, et point de frère irrespectueux et méprisant. Donc point de blessure en conséquence, en ce qui me concerne et ainsi point de remise en question.
Dans mon histoire, je sais que j'ai aussi utilisé le déni pour me protéger, et cela en particulier en ce qui concerne, étonnement, mon hétérosexualité que j'ai eu du mal à assumer, de peur qu'elle ne chamboule ma vie et ce que j'avais construit de sécurisant avec mon amie. Mais ma défense n'a pas tenu le coup, j'ai fini par accepter de me voir telle que je suis.
Pour mieux comprendre le mécanisme du déni, j'ai choisi de vous faire partager un texte que j'ai trouvé sur internet, ici :
Le plus étonnant chez ces femmes qui dénient leur grossesse réside dans le fait qu'elles ne manifestent souvent aucun symptôme : leur ventre ne grossit pas, leurs seins non plus, elles n'ont pas de nausées … Leur corps suit la croyance de leur esprit qui est « je ne suis pas enceinte ».
La cause de cette réaction étonnante est l'angoisse énorme qu'entraînerait cette grossesse. Le cerveau réagit comme s'il ne pouvait accepter la réalité.
Il existe aussi d'autres dénis protecteurs, comme celui qui se met en place devant une maladie. L'annonce de cette maladie est tellement horrible qu'on a l'impression que la personne ne l'a pas entendue, assimilée. Plus observé encore, le déni d'infidélité : « tout le monde le savait, sauf l'intéressé qui se voilait la face ». Quand on ne veut pas voir la réalité, une partie de notre cerveau réussit à l'occulter. Et ce stratagème ne se fait pas consciemment, c'est une sorte de réflexe de sauvegarde devant une angoisse apparemment insoutenable.
Pour ces raisons, le phénomène de déni de la réalité est considéré comme un mécanisme de défense contre une angoisse. C'est pourquoi il n'est pas bon de vouloir casser ce déni sans se poser la question suivante : « De quoi protège-t-il cette personne ? Quelle est son angoisse sous-jacente qui ne lui permet pas d'ouvrir les yeux ? »
Dans les cas extrêmes, ce déni de la réalité peut aller jusqu'à la psychose, c'est-à-dire la maladie mentale. Une personne peut refuser le monde tel qu'il est et le considérer de manière totalement autre, comme un monde parallèle.
Mais la plupart des dénis se cantonnent à un domaine précis, celui où nos éprouvons des faiblesses, où nous sommes fragiles ...
Connaissez-vous ce système de défense ?

Il est très utilisé dans ma famille par mon père, ma mère et mon frère et il concerne surtout mes souffrances en général, et celle de moi enfant, en particulier. Lorsque j'en parle, mes douleurs ne sont pas entendues, mais plutôt ridiculisées, ignorées, sous-estimées pour finalement n'être pas reconnues.
Cela est très dure à vivre car il aurait seulement fallu que je ne dise jamais que je souffre de mes relations avec les membres de ma famille. Point de souffrance, tout va bien. Point de père absent qui cause de la souffrance, point de mère imparfaite, déstructrice et envahissante voire incestueuse dans beaucoup de ses attitudes, et point de frère irrespectueux et méprisant. Donc point de blessure en conséquence, en ce qui me concerne et ainsi point de remise en question.
Dans mon histoire, je sais que j'ai aussi utilisé le déni pour me protéger, et cela en particulier en ce qui concerne, étonnement, mon hétérosexualité que j'ai eu du mal à assumer, de peur qu'elle ne chamboule ma vie et ce que j'avais construit de sécurisant avec mon amie. Mais ma défense n'a pas tenu le coup, j'ai fini par accepter de me voir telle que je suis.
Pour mieux comprendre le mécanisme du déni, j'ai choisi de vous faire partager un texte que j'ai trouvé sur internet, ici :
Le déni de réalité
Il survient quand, devant une réalité trop angoissante, nous nions l'évidence, comme si nous ne voulions pas la voir. En réalité, c'est que nous ne pouvons pas la voir tant elle serait douloureuse ou difficile à assumer.
Un déni très concret en médecine est le déni de grossesse. Il s'agit de femmes qui, enceintes, ne se rendent pas compte qu'elles attendent un enfant. Ce déni peut être partiel. Il dure alors seulement une partie de la grossesse. Mais il peut aussi être total, jusqu'à l'accouchement. C'est ainsi que certaines femmes accouchent seules sans jamais avoir réalisé qu'elles étaient enceintes. Aucun rapport avec des limitations d'ordre intellectuel, il s'agit de femmes qui n'ont pas intégré les signaux de leur corps, qui ne les ont pas perçus. Et cela peut se produire dans n'importe quelle couche de la société, y compris chez des femmes qui sont déjà mères.Le plus étonnant chez ces femmes qui dénient leur grossesse réside dans le fait qu'elles ne manifestent souvent aucun symptôme : leur ventre ne grossit pas, leurs seins non plus, elles n'ont pas de nausées … Leur corps suit la croyance de leur esprit qui est « je ne suis pas enceinte ».
La cause de cette réaction étonnante est l'angoisse énorme qu'entraînerait cette grossesse. Le cerveau réagit comme s'il ne pouvait accepter la réalité.
Il existe aussi d'autres dénis protecteurs, comme celui qui se met en place devant une maladie. L'annonce de cette maladie est tellement horrible qu'on a l'impression que la personne ne l'a pas entendue, assimilée. Plus observé encore, le déni d'infidélité : « tout le monde le savait, sauf l'intéressé qui se voilait la face ». Quand on ne veut pas voir la réalité, une partie de notre cerveau réussit à l'occulter. Et ce stratagème ne se fait pas consciemment, c'est une sorte de réflexe de sauvegarde devant une angoisse apparemment insoutenable.
Pour ces raisons, le phénomène de déni de la réalité est considéré comme un mécanisme de défense contre une angoisse. C'est pourquoi il n'est pas bon de vouloir casser ce déni sans se poser la question suivante : « De quoi protège-t-il cette personne ? Quelle est son angoisse sous-jacente qui ne lui permet pas d'ouvrir les yeux ? »
Dans les cas extrêmes, ce déni de la réalité peut aller jusqu'à la psychose, c'est-à-dire la maladie mentale. Une personne peut refuser le monde tel qu'il est et le considérer de manière totalement autre, comme un monde parallèle.
Mais la plupart des dénis se cantonnent à un domaine précis, celui où nos éprouvons des faiblesses, où nous sommes fragiles ...
Connaissez-vous ce système de défense ?
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