Maladresses... angoisses...
Le prétendant maladroit, peinture de F. MuschampHier fût une journée très éprouvante émotionnellement pour moi !
Quatrième et dernière journée de formation pour la boite de sécurité qui m'emploie et sur le lieu à surveiller. Journée désastreuse !
Sur ce lieu où je dois prendre mes nouvelles fonctions prochainement de façon autonome, ce jour était un jour où j'aurai dû me débrouiller toute seule avec les alarmes et la géographie des 7 étages, sous l'oeil attentif de mon Maître d'apprentissage.
Hors, tout s'est mal passé !
Dès le début, elle m'a dit :"Aujourd'hui, je ne fais rien ! À toi de jouer !" Et l'angoisse m'est montée pour ne plus me quitter pendant les 8 heures de travail d'affilée !!
Régressant comme une enfant devant ses parents jugeurs, sans amour, sans compréhension et sans encouragements, j'ai perdu toute confiance en moi et ai accumulé les bourdes les unes après les autres ! Point de mots rassurant, seulement un regard froid pour accompagner chacun de mes gestes et regards malhabiles...
Je me suis perdue plusieurs fois, ne me suis pas souvenue de tous les badges, ai un peu paniqué lorsque le bip a sonné et que j'ai du répondre pour la prmière fois... Bref, je ne suis pas encore autonome !
Et j'ai craqué ! À midi, j'ai appelé, tout doucement dans mon coin, ma chérie pour qu'elle me rassure avec son amour... (inutile de dire que je n'ai pas parlé de ma vie privée bien que ma formatrice en était à son deuxième livre sur l'homosexualité pendant ma formation mais que je ne sentais aucune ouverture !)
Me terrant dans mon mutisme (c'est mon mécanisme de défense favori bien que très douloureux...), je me suis repliée sur moi. Tous mes sens étaient en vacances et mon cerveau avait démissioné ! Il ne me restait plus qu'un corps maladroit et complètement emprunté avec lequel je ne savais quoi faire...
Je n'arrivais pas à m'orienter à 100 % au travers des dédales de ces 7 étages et à me souvenir correctement des portes que je pouvais ouvrir et devais contrôler et de celles qui étaient interdites car déclanchant une alarme avec déplacement de la Police (à mes frais bien sûr !).
Bref, une fois rentrée chez moi, j'ai eu l'impression que ma confiance en moi était sérieusement entamée et que mon corps se décomposait subtilement. J'ai beaucoup parlé à ma chérie qui m'a écoutée avec tout son amour mais qui n'a pu s'empêcher de rire en m'imaginant aussi maladroite que Charlot, car il faut bien que je me l'avoue, ce côté fait aussi partie de ma personnalité, que je le veuille ou non !
Et pourtant, je n'ai jamais, mais vraiment, jamais été aussi maladroite que hier !!! Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas angoissée à ce point. J'ai même réussi à casser une lampe en la faisant tomber !
Vous imaginez ? Je n'aurai jamais pû exercer mon métier de dentiste si j'avais été aussi maladroite de façon récurente !!! (Là, j'essaie de me rassurer...)
J'ai besoin de comprendre pour pouvoir avancer...
Après être rentrée, j'ai senti des larmes me monter. Mais il m'est toujours difficile d'exprimer mes émotions alors je me suis tournée vers mon amie et lui ai dit timidement que j'avais besoin de pleurer...
Je crois, avec le recul, que ce qui m'a profondément chamboulée, c'est la froideur de mon Maître d'apprentissage. Aucune émotion ne transparaissait, aucune compréhension, seulement des règles et des consignes à appliquer (qu'elle applique d'ailleurs à sa sauce "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais...") et une façon bien à elle de sauter sur la première défaillance de ses collègues pour les critiquer et la noter dans le carnet de bord en la surlignant au stabylo alors qu'elle n'applique pas elle-même toutes les consignes que j'ai lues dans le classeur dont elle m'a dit que je devais tout savoir ce qu'il y a dedans (plus de 100 pages à savoir en 3 jours de formation !). Et cette personne étudie la théologie et se demande si elle veut devenir Pasteur !!! Au secour !!
Et moi, ne ressentant pas son humanité, je me suis décomposée et infantilisée. Peut-être même que, inconsciemment, ma maladresse avait pour but de la toucher et d'éveiller en elle un peu d'humanité et de coeur... Qui ne serait pas touché et attendri par une personne maladroite et désolée de l'être ? Mais je n'ai rien senti de tout cela chez elle. Imperturbable, elle a continué à m'énumérer les consignes, à me poser des questions et à me dire de lui en poser.
J'ai détesté cette façon qu'elle a d'être froide, imperturbable, indestabilisable, distante et n'ai pas réussi à apprendre correctement dans une telle atmosphère où je me suis sentie jugée. Ce sentiment d'être jugée sur mes erreurs m'a complètement paralysée et c'est comme si je lui avais fourni on ne peut plus d'éléments pour me juger et ainsi entretenir le cercle vicieux de ce scénario répétitif en ce qui me concerne. J'ai grandi dans cela et le traumatisme de l'enfant que j'étais puis ensuite de l'étudiante en médecine dentaire dans une école complètement déshumanisée n'est pas guéri...
Alors à moi maintenant de grandir, d'être responsable et d'assumer ma nouvelle fonction de façon adulte ! Pas d'humanité dans ce boulot, seulement des consignes à appliquer de façon responsable et adulte. Je dois aussi dévlopper mon sens de l'observation et de la déduction, apprendre à mieux gérer mon stress et mes angoisses et enfin être digne de la confiance que cette entreprise mettra en moi. Avoir conscience de ma possible maladresse en situation des stress est aussi un élément important pour moins en être victime et aussi être consciente que ce qui importe dans un job comme celui-là c'est justement de développer un certain équilibre émotionnel et une certaine froideur pour pouvoir intervenir plus efficacement en cas de problème. J'ai vraiment beaucoup à apprendre dans le métier de la sécurité !!
Finalement, j'ai décidé, comme on me l'a proposé, de demander une journée supplémentaire de formation et je me réjouis de la vivre avec une autre personne !

Quatrième et dernière journée de formation pour la boite de sécurité qui m'emploie et sur le lieu à surveiller. Journée désastreuse !
Sur ce lieu où je dois prendre mes nouvelles fonctions prochainement de façon autonome, ce jour était un jour où j'aurai dû me débrouiller toute seule avec les alarmes et la géographie des 7 étages, sous l'oeil attentif de mon Maître d'apprentissage.
Hors, tout s'est mal passé !
Dès le début, elle m'a dit :"Aujourd'hui, je ne fais rien ! À toi de jouer !" Et l'angoisse m'est montée pour ne plus me quitter pendant les 8 heures de travail d'affilée !!
Régressant comme une enfant devant ses parents jugeurs, sans amour, sans compréhension et sans encouragements, j'ai perdu toute confiance en moi et ai accumulé les bourdes les unes après les autres ! Point de mots rassurant, seulement un regard froid pour accompagner chacun de mes gestes et regards malhabiles...
Je me suis perdue plusieurs fois, ne me suis pas souvenue de tous les badges, ai un peu paniqué lorsque le bip a sonné et que j'ai du répondre pour la prmière fois... Bref, je ne suis pas encore autonome !
Et j'ai craqué ! À midi, j'ai appelé, tout doucement dans mon coin, ma chérie pour qu'elle me rassure avec son amour... (inutile de dire que je n'ai pas parlé de ma vie privée bien que ma formatrice en était à son deuxième livre sur l'homosexualité pendant ma formation mais que je ne sentais aucune ouverture !)
Me terrant dans mon mutisme (c'est mon mécanisme de défense favori bien que très douloureux...), je me suis repliée sur moi. Tous mes sens étaient en vacances et mon cerveau avait démissioné ! Il ne me restait plus qu'un corps maladroit et complètement emprunté avec lequel je ne savais quoi faire...
Je n'arrivais pas à m'orienter à 100 % au travers des dédales de ces 7 étages et à me souvenir correctement des portes que je pouvais ouvrir et devais contrôler et de celles qui étaient interdites car déclanchant une alarme avec déplacement de la Police (à mes frais bien sûr !).
Bref, une fois rentrée chez moi, j'ai eu l'impression que ma confiance en moi était sérieusement entamée et que mon corps se décomposait subtilement. J'ai beaucoup parlé à ma chérie qui m'a écoutée avec tout son amour mais qui n'a pu s'empêcher de rire en m'imaginant aussi maladroite que Charlot, car il faut bien que je me l'avoue, ce côté fait aussi partie de ma personnalité, que je le veuille ou non !
Et pourtant, je n'ai jamais, mais vraiment, jamais été aussi maladroite que hier !!! Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas angoissée à ce point. J'ai même réussi à casser une lampe en la faisant tomber !
Vous imaginez ? Je n'aurai jamais pû exercer mon métier de dentiste si j'avais été aussi maladroite de façon récurente !!! (Là, j'essaie de me rassurer...)
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Que tirer de tout cela pour ne pas rester figée dans ce petit traumatisme ?J'ai besoin de comprendre pour pouvoir avancer...
Après être rentrée, j'ai senti des larmes me monter. Mais il m'est toujours difficile d'exprimer mes émotions alors je me suis tournée vers mon amie et lui ai dit timidement que j'avais besoin de pleurer...
Je crois, avec le recul, que ce qui m'a profondément chamboulée, c'est la froideur de mon Maître d'apprentissage. Aucune émotion ne transparaissait, aucune compréhension, seulement des règles et des consignes à appliquer (qu'elle applique d'ailleurs à sa sauce "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais...") et une façon bien à elle de sauter sur la première défaillance de ses collègues pour les critiquer et la noter dans le carnet de bord en la surlignant au stabylo alors qu'elle n'applique pas elle-même toutes les consignes que j'ai lues dans le classeur dont elle m'a dit que je devais tout savoir ce qu'il y a dedans (plus de 100 pages à savoir en 3 jours de formation !). Et cette personne étudie la théologie et se demande si elle veut devenir Pasteur !!! Au secour !!
Et moi, ne ressentant pas son humanité, je me suis décomposée et infantilisée. Peut-être même que, inconsciemment, ma maladresse avait pour but de la toucher et d'éveiller en elle un peu d'humanité et de coeur... Qui ne serait pas touché et attendri par une personne maladroite et désolée de l'être ? Mais je n'ai rien senti de tout cela chez elle. Imperturbable, elle a continué à m'énumérer les consignes, à me poser des questions et à me dire de lui en poser.
J'ai détesté cette façon qu'elle a d'être froide, imperturbable, indestabilisable, distante et n'ai pas réussi à apprendre correctement dans une telle atmosphère où je me suis sentie jugée. Ce sentiment d'être jugée sur mes erreurs m'a complètement paralysée et c'est comme si je lui avais fourni on ne peut plus d'éléments pour me juger et ainsi entretenir le cercle vicieux de ce scénario répétitif en ce qui me concerne. J'ai grandi dans cela et le traumatisme de l'enfant que j'étais puis ensuite de l'étudiante en médecine dentaire dans une école complètement déshumanisée n'est pas guéri...
Alors à moi maintenant de grandir, d'être responsable et d'assumer ma nouvelle fonction de façon adulte ! Pas d'humanité dans ce boulot, seulement des consignes à appliquer de façon responsable et adulte. Je dois aussi dévlopper mon sens de l'observation et de la déduction, apprendre à mieux gérer mon stress et mes angoisses et enfin être digne de la confiance que cette entreprise mettra en moi. Avoir conscience de ma possible maladresse en situation des stress est aussi un élément important pour moins en être victime et aussi être consciente que ce qui importe dans un job comme celui-là c'est justement de développer un certain équilibre émotionnel et une certaine froideur pour pouvoir intervenir plus efficacement en cas de problème. J'ai vraiment beaucoup à apprendre dans le métier de la sécurité !!
Finalement, j'ai décidé, comme on me l'a proposé, de demander une journée supplémentaire de formation et je me réjouis de la vivre avec une autre personne !
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