Mon frère ce zéro !
Twins sleeping, peinture de Chuck Rose (site)J'ai reçu, il y a quelques jour, un message d'une jeune fille triste de n'avoir pas de relation avec son frère jumeau qui la méprise, ce qui évidemment fait écho à mon histoire.
En lui répondant, je me suis surprise à écrire ceci :
"Moi aussi, mon frère me manque. Mais pas le frère que j'ai en réalité, celui-là ne me manque pas : il est égocentrique, il ne pense qu'à lui et ne me respecte pas.
Le frère qui me manque est celui de mes rêves. Celui qui m'aimerait, me respecterait et qui formerait avec moi un élément de cette famille que je n'ai pas."
Et la colère m'est montée, à nouveau, comme souvent, avec ce symptôme de ma glande salivaire au calcul obstruant la sortie de la salive...
Mon frère, tel qu'il est et tel qu'il s'est comporté avec moi pendant la durée de nos études (nous habitions tous les deux dans un petite appartement payé par ma mère), m'a traumatisée. J'ai dû supporter pendant 6 années sa saleté et son désordre qui m'obligeait à aller à la cuisine en faisant de grandes enjambées pour traverser les immondices de sa chambre à coucher et à tout faire. J'avais le sentiment constant d'être la dernière de ses préoccupations, ses copains étant la première. Ils entraient chez nous sans sonner et je suis passée pour une grande emmerdeuse lorsque je leur ai demandé de sonner et d'attendre qu'on leur ouvre. Il est même arrivé à un des amis de mon frère de me surprendre nue dans la salle de bains ! Et puis, un autre des amis de mon frère se dirigeait spontanément vers le frigidaire lorsqu'il entrait chez nous.
Mon frère était sale. S'organiser pour faire le ménage était un calvaire tant il ne supportait aucune organisation ou plannification pour le partage des tâches et prônait de nettoyer à l'envie, c'était-à-dire seulement lorsque cela lui devenait invivable. Je n'ose pas non plus vous décrire l'état de désordre et de saleté chronique de la cuisine qui, un jour, m'a tellement fait pêter les plombs que j'ai jeter une des tasses de café sales dans sa chambre !
J'étais tellement habituée à mon frère qu'une fois, alors qu'il était en voyage, j'ai hébergé un de ses amis que je connaissais et ai été toute surprise, vraiment, de le voir descendre les poubelles !!! C'est dire à quel point j'en étais !
Bref, je peux ajouter à tout cela qu'il ne doit pas y avoir une seul des amis de mon frère ayant dormi chez lui qui ne soit pas venu me trouver une fois dans mon lit, la nuit. Et moi, bien incapable de dire non, je n'ai su me refuser, presque flattée de me sentir exister... un peu... mais totalement inconsciente d'un tel manque de respect ...
Et pour conclure, j'apprends que mon frère attend que je m'excuse de lui avoir refusé certaines choses que je ne me sentais pas capable d'assumer ou qui allaient à l'encontre de mes convictions et sentiments profonds !!
Alors, emplie de colère et de tristesse que je suis je lui dis : va te faire foutre ! Tu ne me manques pas du tout tel que tu es devenu, adulte. J'aurai rêvé d'un frère sensible, doux, affectueux et aimant... je ne l'ai pas. C'est ainsi.

En lui répondant, je me suis surprise à écrire ceci :
"Moi aussi, mon frère me manque. Mais pas le frère que j'ai en réalité, celui-là ne me manque pas : il est égocentrique, il ne pense qu'à lui et ne me respecte pas.
Le frère qui me manque est celui de mes rêves. Celui qui m'aimerait, me respecterait et qui formerait avec moi un élément de cette famille que je n'ai pas."
Et la colère m'est montée, à nouveau, comme souvent, avec ce symptôme de ma glande salivaire au calcul obstruant la sortie de la salive...
Mon frère, tel qu'il est et tel qu'il s'est comporté avec moi pendant la durée de nos études (nous habitions tous les deux dans un petite appartement payé par ma mère), m'a traumatisée. J'ai dû supporter pendant 6 années sa saleté et son désordre qui m'obligeait à aller à la cuisine en faisant de grandes enjambées pour traverser les immondices de sa chambre à coucher et à tout faire. J'avais le sentiment constant d'être la dernière de ses préoccupations, ses copains étant la première. Ils entraient chez nous sans sonner et je suis passée pour une grande emmerdeuse lorsque je leur ai demandé de sonner et d'attendre qu'on leur ouvre. Il est même arrivé à un des amis de mon frère de me surprendre nue dans la salle de bains ! Et puis, un autre des amis de mon frère se dirigeait spontanément vers le frigidaire lorsqu'il entrait chez nous.
Mon frère était sale. S'organiser pour faire le ménage était un calvaire tant il ne supportait aucune organisation ou plannification pour le partage des tâches et prônait de nettoyer à l'envie, c'était-à-dire seulement lorsque cela lui devenait invivable. Je n'ose pas non plus vous décrire l'état de désordre et de saleté chronique de la cuisine qui, un jour, m'a tellement fait pêter les plombs que j'ai jeter une des tasses de café sales dans sa chambre !
J'étais tellement habituée à mon frère qu'une fois, alors qu'il était en voyage, j'ai hébergé un de ses amis que je connaissais et ai été toute surprise, vraiment, de le voir descendre les poubelles !!! C'est dire à quel point j'en étais !
Bref, je peux ajouter à tout cela qu'il ne doit pas y avoir une seul des amis de mon frère ayant dormi chez lui qui ne soit pas venu me trouver une fois dans mon lit, la nuit. Et moi, bien incapable de dire non, je n'ai su me refuser, presque flattée de me sentir exister... un peu... mais totalement inconsciente d'un tel manque de respect ...
Et pour conclure, j'apprends que mon frère attend que je m'excuse de lui avoir refusé certaines choses que je ne me sentais pas capable d'assumer ou qui allaient à l'encontre de mes convictions et sentiments profonds !!
Alors, emplie de colère et de tristesse que je suis je lui dis : va te faire foutre ! Tu ne me manques pas du tout tel que tu es devenu, adulte. J'aurai rêvé d'un frère sensible, doux, affectueux et aimant... je ne l'ai pas. C'est ainsi.
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