Pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, chapitre 2 : refuge de unto (Pyrénées) - Roncesvalles
Deux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, dessin de Louise Ulrich of Prussia (site)Chapitre 2 : refuge de unto (Pyrénées) - Roncesvalles
Ce matin là, au refuge, petit-déjeuner pour tout les pèlerins. Nous étions bien une vingtaine à nous être arrêté dans ce petit refuge au pieds des Pyrénées et à avoir décidé de raccourcir tant bien que mal cette étape connue pour être la plus difficile du chemin.
J'ai un peu papoté puis suis partie, baignée par un brouillard encore épais.
La route, bétonnée, était déjà bien raide mais j'ai entamé ma première grosse journée de marche pleine d'entrain et d'enthousiasme à l'idée de réaliser ce long périple. Les Pyrénées, frontière naturelle entre la France et l'Espagne, allaient me faire quitter un pays connu pour une terre à la langue peu familière.
Lors de cette étape, j'ai fait la connaissance d'Isabelle avec qui j'allais marcher plusieurs jours. On lui avait déconseillé de faire la longue marche vers Compostelle parce que son dos était en mauvais état et il s'est avéré qu'elle a terminé son voyage et en bonne condition physique !
Les paysages étaient magnifiques et cette sensation d'espace et de liberté se dégageant de ces hauteurs était magnifique ! J'étais si heureuse de vivre cette aventure !
Ce n'est qu'après presque 5 heures de marche et une petite pause au soleil que j'ai aperçu le monastère, je crois, de Roncesvalles qui accueillait les pèlerins. Malheureusement, il était 13h00 et les portes n'étaient pas encore ouvertes. Tous les pèlerins ont dû attendre patiemment avant de pouvoir se doucher et se reposer sur un bon matelas.
Puis, le soir, je suis allée manger avec d'autres pèlerins et me suis couchée, exténuée par ma première journée de marche, mais ravie de ce premier exploit !
À suivre...
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