Sur la colère... suite
Péchés Capitaux : La Colère, peinture de Jean-Baptiste Valadie (site)Gaiia m'a donné envie de parler un peu plus longuement de la colère et de comment je la vis.
Ma réaction instantanée peut être différente selon le sentiment caché derrière la colère.
Si je me sens blessée, humiliée et que derrière la colère se trouve un profond sentiment de tristesse, alors je me replie et me renferme sur moi. Ma colère est froide : je boude ! Je sais que cette attitude est extrêmement difficile à vivre pour l'entourage mais aussi pour moi. Je me sens enfermée en moi-même, incapable de la moindre ouverture sous peine de ressentir la souffrance. Cette attitude qui est un mécanisme de défense est là pour me protéger de la souffrance. Extérieurement je suis en colère et si on m'adresse la parole, je peux être extrêmement dure. La personne en face de moi à l'impression d'avoir à faire avec une forteresse intouchable !
Marie, extraordinaire, a compris comment je fonctionne. Avec le temps, elle a parfaitement appris comment se comporter avec moi et réussi aujourd'hui de façon magistrale à sentir le moment où l'ouverture devient possible ! Alors, instinctivement, elle s'approche de moi et me dit les mots justes qui me font tout simplement fondre et lâcher ma carapace... Sinon, elle attend patiemment de son côté pendant que moi, du mien, je guette mon premier désir d'ouverture. Alors, je vais vers Marie qui elle, est toujours ouverte, et elle m'accueille en me sécurisant. L'amour revient si fort et si tendre que je suis heureuse d'arriver ainsi à me rouvrir plus vite chaque jour, confiante dans la capacité d'accueil et de pardon de mon amour.
En effet, j'ai un caractère ou une personnalité avec un mécanisme de défense très autistique, ce qui n'est pas très agréable en réalité. Mais le bon Dieu a mis sur ma route la perle qu'est Marie : non jugeante et pleine d'amour (et incapable de faire la gueule bien longtemps... !) !!
Et puis, lorsque je ne me sens pas blessée mais que j'ai plutôt le sentiment de ne pas avoir été respectée ou d'avoir été victime d'une injustice, alors là la colère est visible : je peux même en arriver à trembler de colère proportionnellement à mon sentiment d'impuissance, et je trouve à ce moment la colère et la situation insupportables !
J'ai appris, avec le temps, que tout passe (enseignement du bouddhisme). Et en ce sens, j'ai appris à reconnaître ma colère (ou tout autre émotion), à la ressentir autant que je le peux, et à attendre que l'émotion passe... tout simplement (!)...
Plus facile à dire qu'à faire...
J'ai la chance de ne pas avoir grandi dans un milieu violent physiquement et il est vrai que je sens rarement la violence monter en moi. Le type de violence que je peux manifester est la violence du silence, violence que je ne sous-estime pas et que je sais pouvoir être insupportable puisque je la vis au quotidien avec ma famille qui m'ignore...
Et vous, comment vivez-vous vos moments de colère ?

Ma réaction instantanée peut être différente selon le sentiment caché derrière la colère.
Si je me sens blessée, humiliée et que derrière la colère se trouve un profond sentiment de tristesse, alors je me replie et me renferme sur moi. Ma colère est froide : je boude ! Je sais que cette attitude est extrêmement difficile à vivre pour l'entourage mais aussi pour moi. Je me sens enfermée en moi-même, incapable de la moindre ouverture sous peine de ressentir la souffrance. Cette attitude qui est un mécanisme de défense est là pour me protéger de la souffrance. Extérieurement je suis en colère et si on m'adresse la parole, je peux être extrêmement dure. La personne en face de moi à l'impression d'avoir à faire avec une forteresse intouchable !
Marie, extraordinaire, a compris comment je fonctionne. Avec le temps, elle a parfaitement appris comment se comporter avec moi et réussi aujourd'hui de façon magistrale à sentir le moment où l'ouverture devient possible ! Alors, instinctivement, elle s'approche de moi et me dit les mots justes qui me font tout simplement fondre et lâcher ma carapace... Sinon, elle attend patiemment de son côté pendant que moi, du mien, je guette mon premier désir d'ouverture. Alors, je vais vers Marie qui elle, est toujours ouverte, et elle m'accueille en me sécurisant. L'amour revient si fort et si tendre que je suis heureuse d'arriver ainsi à me rouvrir plus vite chaque jour, confiante dans la capacité d'accueil et de pardon de mon amour.
En effet, j'ai un caractère ou une personnalité avec un mécanisme de défense très autistique, ce qui n'est pas très agréable en réalité. Mais le bon Dieu a mis sur ma route la perle qu'est Marie : non jugeante et pleine d'amour (et incapable de faire la gueule bien longtemps... !) !!
Et puis, lorsque je ne me sens pas blessée mais que j'ai plutôt le sentiment de ne pas avoir été respectée ou d'avoir été victime d'une injustice, alors là la colère est visible : je peux même en arriver à trembler de colère proportionnellement à mon sentiment d'impuissance, et je trouve à ce moment la colère et la situation insupportables !
J'ai appris, avec le temps, que tout passe (enseignement du bouddhisme). Et en ce sens, j'ai appris à reconnaître ma colère (ou tout autre émotion), à la ressentir autant que je le peux, et à attendre que l'émotion passe... tout simplement (!)...
Plus facile à dire qu'à faire...
J'ai la chance de ne pas avoir grandi dans un milieu violent physiquement et il est vrai que je sens rarement la violence monter en moi. Le type de violence que je peux manifester est la violence du silence, violence que je ne sous-estime pas et que je sais pouvoir être insupportable puisque je la vis au quotidien avec ma famille qui m'ignore...
Et vous, comment vivez-vous vos moments de colère ?

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