Travail... suite
Travailleur nu, peinture de David Tanner (site)Hier, réunion avec la prof qui m'a engagée depuis déjà plus d'un an pour travailler sur la thèse d'une de ses dentistes assistante. Mon job est de faire remplir des questionnaires pour l'étude et la thèse de la dentiste.
Ce job m'est tombé du ciel en décembre 2005 : bien payé, pas de soins à réaliser et une liberté totale quant à mes horaires et l'organistaion de mon travail.
Seul problème : un réengagement au coup par coup car c'est un emploi à durée déterminée. La première date butoir était fin août 2006 mais mon contrat a été prolongé car la prof voulait plus de questionnaires remplis et sur une nouvelle catégorie cible. L'échéance de cette prolongation était fin janvier 2007.
Malheureusement, il se trouve que la quantité de questionnaires rempli n'est toujours pas suffisante pour pouvoir commencer à étudier les statistiques. La prof a donc décidé de prolonger une nouvelle fois mon engagement de 3 mois.
Ce préambule posé, voilà mon "problème" : mis à part le fait que financièrement cela soit excellement pour moi, je me sens coupable et comme si j'avais quelque chose à cacher.
Ca me fatigue et m'énerve à la fois !!!
La prof m'apprécie beaucoup, me fait confiance et compte sur moi pour faire ce travail. Hors, je n'ai pas réussi à la satisfaire (en tous les cas, c'est comme ça que je vis les choses) parce que, selon elle, ça ne va pas assez vite et je n'ai pas fait remplir assez de questionnaires. C'est pour ça qu'elle est obligée de me réengager, mais cela lui coûte cher et fait que l'étude elle-même revient cher à la faculté.
Et lorsqu'elle m'a demandé où j'en étais et que je lui ai dit le nombre de questionnaires déjà remplis, j'ai eu le sentiment de devoir justifier chacune des minutes qu'elle me paie et le pourquoi du nombre insuffisants de questionnaires utilisables pour l'étude.
Et juste au moment où j'écris cela, ici, maintenant, me revient en mémoire un des traumatismes de ma mère ! Lorsqu'elle était enfant, son père était extrêmement exigent sur ses notes à l'école. Si exigeant qu'un jour, lorsqu'elle a eu un 5,8/6, elle n'a pas osé rentrer chez elle. Pourquoi, me direz-vous ? Et bien parce que mon grand-père maternel la "torturait" en lui posant milles questions du style "Pourquoi est-ce que tu n'as pas eu 6 ?", "Qu'est-ce que tu n'as pas su ?", "Est-ce que c'était écrit dans ton cours ?", "Si oui, alors pourquoi ne l'as-tu pas su?"....... et ma mère m'a dit qu'il était tellement sévère que ça lui a ôté toute confiance en elle à tel point que même en étant une élève brillante, elle doutait toujours de ses notes. Et à l'université, un jour d'examen, elle n'était pas sûre d'avoir réussi alors que ses notes sont parues dans le journal tellement elles étaient exceptionnelles !!!
Bref, il semble évident qu'il y a un lien. J'ai aussi oublié de préciser que mon grand-père était aussi Professeur (médecin orthopédiste), comme la Prof qui m'a engagée et qui est mon patron actuel. Et puis, je me souviens aussi de l'insatisfaction de ma mère lorsque je ramenais des notes moyennes de l'école. Même si elle essayait de ne pas reproduire le traumatisme qu'elle a subi, je sentais qu'elle n'était pas satisfaites de mes notes.
Et puis ce sentiment profondément ancré d'avoir fauté quelque part seulement parce que je n'ai pas réussi à satisfaire à ses exigence ou du moins à ses désirs. Alors, ce sentiment provoque l'idée que je dois cacher quelque chose, ma faute, mon imperfection... et voilà que ce sentiment que je connais si bien revient...
Je suis coupable ! De quoi ? Je ne sais pas... de ne pas être ce que ma mère aurait voulu que je sois...

Ce job m'est tombé du ciel en décembre 2005 : bien payé, pas de soins à réaliser et une liberté totale quant à mes horaires et l'organistaion de mon travail.
Seul problème : un réengagement au coup par coup car c'est un emploi à durée déterminée. La première date butoir était fin août 2006 mais mon contrat a été prolongé car la prof voulait plus de questionnaires remplis et sur une nouvelle catégorie cible. L'échéance de cette prolongation était fin janvier 2007.
Malheureusement, il se trouve que la quantité de questionnaires rempli n'est toujours pas suffisante pour pouvoir commencer à étudier les statistiques. La prof a donc décidé de prolonger une nouvelle fois mon engagement de 3 mois.
Ce préambule posé, voilà mon "problème" : mis à part le fait que financièrement cela soit excellement pour moi, je me sens coupable et comme si j'avais quelque chose à cacher.
Ca me fatigue et m'énerve à la fois !!!
La prof m'apprécie beaucoup, me fait confiance et compte sur moi pour faire ce travail. Hors, je n'ai pas réussi à la satisfaire (en tous les cas, c'est comme ça que je vis les choses) parce que, selon elle, ça ne va pas assez vite et je n'ai pas fait remplir assez de questionnaires. C'est pour ça qu'elle est obligée de me réengager, mais cela lui coûte cher et fait que l'étude elle-même revient cher à la faculté.
Et lorsqu'elle m'a demandé où j'en étais et que je lui ai dit le nombre de questionnaires déjà remplis, j'ai eu le sentiment de devoir justifier chacune des minutes qu'elle me paie et le pourquoi du nombre insuffisants de questionnaires utilisables pour l'étude.
Et juste au moment où j'écris cela, ici, maintenant, me revient en mémoire un des traumatismes de ma mère ! Lorsqu'elle était enfant, son père était extrêmement exigent sur ses notes à l'école. Si exigeant qu'un jour, lorsqu'elle a eu un 5,8/6, elle n'a pas osé rentrer chez elle. Pourquoi, me direz-vous ? Et bien parce que mon grand-père maternel la "torturait" en lui posant milles questions du style "Pourquoi est-ce que tu n'as pas eu 6 ?", "Qu'est-ce que tu n'as pas su ?", "Est-ce que c'était écrit dans ton cours ?", "Si oui, alors pourquoi ne l'as-tu pas su?"....... et ma mère m'a dit qu'il était tellement sévère que ça lui a ôté toute confiance en elle à tel point que même en étant une élève brillante, elle doutait toujours de ses notes. Et à l'université, un jour d'examen, elle n'était pas sûre d'avoir réussi alors que ses notes sont parues dans le journal tellement elles étaient exceptionnelles !!!
Bref, il semble évident qu'il y a un lien. J'ai aussi oublié de préciser que mon grand-père était aussi Professeur (médecin orthopédiste), comme la Prof qui m'a engagée et qui est mon patron actuel. Et puis, je me souviens aussi de l'insatisfaction de ma mère lorsque je ramenais des notes moyennes de l'école. Même si elle essayait de ne pas reproduire le traumatisme qu'elle a subi, je sentais qu'elle n'était pas satisfaites de mes notes.
Et puis ce sentiment profondément ancré d'avoir fauté quelque part seulement parce que je n'ai pas réussi à satisfaire à ses exigence ou du moins à ses désirs. Alors, ce sentiment provoque l'idée que je dois cacher quelque chose, ma faute, mon imperfection... et voilà que ce sentiment que je connais si bien revient...
Je suis coupable ! De quoi ? Je ne sais pas... de ne pas être ce que ma mère aurait voulu que je sois...

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