De l'orgueil à la honte en passant par la culpabilité : tout un programme !
L'Orgueil, peinture de Francis Grenet (site)J'ai discuté il y a quelques jours avec une amie concernant nos familles respectives, et nous en sommes venues à parler de l'orgueil.
Je reconnais avoir un orgueil mal placé qui m'empêche de continuer à faire le premier pas ouvertement envers ma famille. Cet orgueil m'empêche d'imaginer pouvoir reconnaître en face d'eux mes torts car j'aurais l'impression de me soumettre et d'admettre que toute la faute ne vient que de moi. Je pense avoir un tel traumatisme des abus de pouvoir de mes parents et des relations basées sur les rapports de pouvoir et de soumission que je n'arrive pas à m'en détacher et à me dire que ça n'est plus le cas aujourd'hui, que je suis adulte maintenant et qu'en tant qu'adulte, je suis capable de reconnaître mes vraies responsabilités et de refuser d'assumer les leurs.
Pourquoi ai-je un sentiment aussi fort de devoir porter toutes les responsabilités et de devoir m'excuser de tout comme si j'étais la seule fautive, la seule responsable de tout ???
C'est seulement en écrivant tout ça que je prends conscience, maintenant, de la perversion de mon éducation qui m'a fait intégrer à l'intérieur de moi une espèce de culpabilité inhérente à mon être : "mon être est méchant, mauvais", ce qui explique ce sentiment permanent de honte que je transporte. Cette honte, je ne sais pas d'où elle vient, à quoi elle est due mais elle fait partie de moi. Mes cellules sont mauvaises, comme la mauvaise herbe qui nait ainsi. Je suis née ainsi, c'est tout du moins une espèce de sentiment diffus à l'intérieur de moi. Alors, j'ai mis au point des stratégies pour essayer, en permanence, de camoufler mes défauts de naissances imaginaires... Je ne sais pas ce que je dois camoufler, mais je camoufle... cette espèce d'imperfection imperceptible sauf à l'intérieur de moi...
Et pour revenir à cet orgueil mal placé, je me disais que si je retournais vers mes parents pour tenter je ne sais quoi, un rapprochement, une explication, alors je signerais mon arrêt de mort : celui de la coupable qui vient se repentir et chercher le pardon qu'on ne lui accordera que si elle se soumet suffisement, et encore, selon notre bonne volonté...
Je suis piégée dans un cercle vicieux dont je ne vois pas l'issue : soit je me culpabilise et pense ne pas agir par orgueil, soit j'agis (ne croyez pas que je ne l'ai jamais fait, mais les résultats n'ont pas du tout été concluants et se sont soldé par des échecs avec ma mère aussi bien qu'avec mon père, car je me suis positionnée et ai refusé de me soumettre) et le résultat est un fiasco total !
Comment me sortir de ce cercle vicieux et surtout arrêter de me culpabiliser ?
Mes parents n'ont jamais fait de démarche à leur initiative pour arranger la situation ! Jamais ! Jamais ! Et chaque fois que j'ai essayé, moi, de provoquer une discussion, ils m'ont dit : "Puisque tu veux me voir, je t'écoute !", sous-entendant que j'avais seule un problème, que j'étais coupable donc seule responsable et qu'ils daignaient m'accorder un peu de leur temps parce que je le leur avait demandé. Aucune remise en question, aucune prise en charge d'une queconque part du chemin de réconciliation à faire. Rien ! Du vent !
Je tourne en rond...
Je reconnais avoir un orgueil mal placé qui m'empêche de continuer à faire le premier pas ouvertement envers ma famille. Cet orgueil m'empêche d'imaginer pouvoir reconnaître en face d'eux mes torts car j'aurais l'impression de me soumettre et d'admettre que toute la faute ne vient que de moi. Je pense avoir un tel traumatisme des abus de pouvoir de mes parents et des relations basées sur les rapports de pouvoir et de soumission que je n'arrive pas à m'en détacher et à me dire que ça n'est plus le cas aujourd'hui, que je suis adulte maintenant et qu'en tant qu'adulte, je suis capable de reconnaître mes vraies responsabilités et de refuser d'assumer les leurs.
Pourquoi ai-je un sentiment aussi fort de devoir porter toutes les responsabilités et de devoir m'excuser de tout comme si j'étais la seule fautive, la seule responsable de tout ???
C'est seulement en écrivant tout ça que je prends conscience, maintenant, de la perversion de mon éducation qui m'a fait intégrer à l'intérieur de moi une espèce de culpabilité inhérente à mon être : "mon être est méchant, mauvais", ce qui explique ce sentiment permanent de honte que je transporte. Cette honte, je ne sais pas d'où elle vient, à quoi elle est due mais elle fait partie de moi. Mes cellules sont mauvaises, comme la mauvaise herbe qui nait ainsi. Je suis née ainsi, c'est tout du moins une espèce de sentiment diffus à l'intérieur de moi. Alors, j'ai mis au point des stratégies pour essayer, en permanence, de camoufler mes défauts de naissances imaginaires... Je ne sais pas ce que je dois camoufler, mais je camoufle... cette espèce d'imperfection imperceptible sauf à l'intérieur de moi...
Et pour revenir à cet orgueil mal placé, je me disais que si je retournais vers mes parents pour tenter je ne sais quoi, un rapprochement, une explication, alors je signerais mon arrêt de mort : celui de la coupable qui vient se repentir et chercher le pardon qu'on ne lui accordera que si elle se soumet suffisement, et encore, selon notre bonne volonté...
Je suis piégée dans un cercle vicieux dont je ne vois pas l'issue : soit je me culpabilise et pense ne pas agir par orgueil, soit j'agis (ne croyez pas que je ne l'ai jamais fait, mais les résultats n'ont pas du tout été concluants et se sont soldé par des échecs avec ma mère aussi bien qu'avec mon père, car je me suis positionnée et ai refusé de me soumettre) et le résultat est un fiasco total !
Comment me sortir de ce cercle vicieux et surtout arrêter de me culpabiliser ?
Mes parents n'ont jamais fait de démarche à leur initiative pour arranger la situation ! Jamais ! Jamais ! Et chaque fois que j'ai essayé, moi, de provoquer une discussion, ils m'ont dit : "Puisque tu veux me voir, je t'écoute !", sous-entendant que j'avais seule un problème, que j'étais coupable donc seule responsable et qu'ils daignaient m'accorder un peu de leur temps parce que je le leur avait demandé. Aucune remise en question, aucune prise en charge d'une queconque part du chemin de réconciliation à faire. Rien ! Du vent !
Je tourne en rond...
Publicité