Devenir mère...
La mère aux deux enfants, sculpture de Jean-Pierre Augier (site)En rentrant de l'école, je me suis dit que j'allais écrire sur mon désir d'enfant, ou plutôt mon absence de désir. Chez moi, je me suis mise à chercher une image pour illustrer mon article et suis tombée sur cette sculpture qui représente parfaitement ma mère, moi et mon frère jumeau !
Elle avait coutume de dire, lorsque nous étions petits, à qui voulait l'entendre : "Je suis trois !", s'appropriant ainsi la vie de ses deux enfants. Mère très autoritaire et dominante, mon frère et moi étions très bien dressés et un regard de sa part suffisait à nous faire comprendre un faux pas et à nous remettre dans le droit chemin.
Mais je m'écarte...
Je voulais parler de moi, mon horloge biologique et mon non-désir d'enfant. J'ai 35 ans et je me pose cette question de la maternité depuis plusieurs années déjà.
Avec angoisse et peur... Comment pourrais-je ne serait-ce qu'envisager la possibilité de mon non désir d'enfant ?? Impensable... inimaginable... angoissant... une anormalité de plus...
Et voilà l'origine de cette peur : comment assumer ce non-désir ? Cela me parassait si impossible que je me torturais... me remémorant les paroles de ma mère qui se vantais d'avoir désiré des enfants depuis sa plus tendre enfance et qui aime toujours à s'extasier devant les tout-petits bouts de chou... Et puis, lorsqu'une amie n'avait toujours pas d'enfant à l'âge de 34 ans, le drame qu'elle en a fait, la harcèlant de se dépécher sinon... sinon... quoi... il serait trop tard... et alors, comment une femme peut-elle envisager une vraie vie de femme sans enfanter ??? Cela est tout bonnement impossible et impensable ! Et puis ma grand-mère qui, lorsque j'avais 31 ans, que je vivais déjà en couple avec mon amie sans qu'elle ne le sache, à l'époque, qui me sermone sur le fait que je suis pas encore mariée et que je n'ai pas d'enfant...
En réalité, aucune de mes ancêtre n'a désiré d'enfant ! Ni ma grand-mère dont je sais certaines choses que je ne vais pas prendre le risque de dévoiler ici... ni ma mère pour les même raisons. Sermons, sermons...
Vais-je être la première femme de cette lignée de femme dominantes, dominatrices et castratrices à assumer mon non désir d'enfant ?
Je n'a rien contre les enfants... ils me touchent, m'amusent, me font sourire et j'adore leur regard innocent. Seulement, j'ai beau écouter ce que j'ai au fond de moi, ressentir dans tout mon être, je ne me sens pas appelée à la maternité. Je ressens simplement un vide à cet endroit, en ce lieu, comme si cette dimension de la vie d'une femme ne m'était pas destiné, ici et maintenant.
Alors, j'ai décidé d'arrêter d'essayer de ressentir, désespérement, pour être normale et comme toutes les femmes, un désir absent de mon être et d'assumer ce que je suis et ce que je ressens.

Elle avait coutume de dire, lorsque nous étions petits, à qui voulait l'entendre : "Je suis trois !", s'appropriant ainsi la vie de ses deux enfants. Mère très autoritaire et dominante, mon frère et moi étions très bien dressés et un regard de sa part suffisait à nous faire comprendre un faux pas et à nous remettre dans le droit chemin.
Mais je m'écarte...
Je voulais parler de moi, mon horloge biologique et mon non-désir d'enfant. J'ai 35 ans et je me pose cette question de la maternité depuis plusieurs années déjà.
Avec angoisse et peur... Comment pourrais-je ne serait-ce qu'envisager la possibilité de mon non désir d'enfant ?? Impensable... inimaginable... angoissant... une anormalité de plus...
Et voilà l'origine de cette peur : comment assumer ce non-désir ? Cela me parassait si impossible que je me torturais... me remémorant les paroles de ma mère qui se vantais d'avoir désiré des enfants depuis sa plus tendre enfance et qui aime toujours à s'extasier devant les tout-petits bouts de chou... Et puis, lorsqu'une amie n'avait toujours pas d'enfant à l'âge de 34 ans, le drame qu'elle en a fait, la harcèlant de se dépécher sinon... sinon... quoi... il serait trop tard... et alors, comment une femme peut-elle envisager une vraie vie de femme sans enfanter ??? Cela est tout bonnement impossible et impensable ! Et puis ma grand-mère qui, lorsque j'avais 31 ans, que je vivais déjà en couple avec mon amie sans qu'elle ne le sache, à l'époque, qui me sermone sur le fait que je suis pas encore mariée et que je n'ai pas d'enfant...
En réalité, aucune de mes ancêtre n'a désiré d'enfant ! Ni ma grand-mère dont je sais certaines choses que je ne vais pas prendre le risque de dévoiler ici... ni ma mère pour les même raisons. Sermons, sermons...
Vais-je être la première femme de cette lignée de femme dominantes, dominatrices et castratrices à assumer mon non désir d'enfant ?
Je n'a rien contre les enfants... ils me touchent, m'amusent, me font sourire et j'adore leur regard innocent. Seulement, j'ai beau écouter ce que j'ai au fond de moi, ressentir dans tout mon être, je ne me sens pas appelée à la maternité. Je ressens simplement un vide à cet endroit, en ce lieu, comme si cette dimension de la vie d'une femme ne m'était pas destiné, ici et maintenant.
Alors, j'ai décidé d'arrêter d'essayer de ressentir, désespérement, pour être normale et comme toutes les femmes, un désir absent de mon être et d'assumer ce que je suis et ce que je ressens.
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