Mon neveu... que je ne vois presque jamais...

J'avais envie, ce soir, de vous parler de mon neveu et de la relation quasi inexistante que j'ai avec lui.
C'est le fils de mon frère jumeau. Il a eu 10 ans il y a quelques jours. Ses parents sont divorcés et comme je n'ai aucun contact avec mon frère, je ne vois pas mon neveu avec lui. J'ai par contre gardé contact avec la mère et vois de temps en temps mon neveu lorsqu'elle en a la garde.
Voilà, le tableau est posé.
Mais là n'est pas le problème, pour moi. Enfin, en apparences...
Je sais qu'en temps de tante, je peux exister et être présente dans sa vie, compter pour lui. Et pourtant, je ne prends pas la peine de créer ce lien... je ne sais pas comment faire, comment m'y prendre... comment on fait avec un enfant... comme si moi-même j'étais handicapée de la relation à un enfant... !!
La situation me rend très mal-à-l'aise et je culpabilise... le climat familial est tellement tendu et hors normes. La mère de mon neveu n'a aucun problème à garder le contact avec son ancienne belle-famille (mon père et sa femme, ma tante et moi-même) alors que les conflits sont chroniques mais non-parlés. Elle a organisé une soirée pour l'anniversaire de son fils et a invité justement toute son ancienne belle-famille. J'ai refusé d'y aller, ne souhaitant pas sourire à mon père et à sa femme pendant toute la soirée sachant le gros conflit chronique non résolu qu'il y a entre nous... et au final, je n'ai pas été présente à l'anniversaire de mon neveu. Il va sans dire que si mon frère a organisé quelque chose, je ne suis pas au courant.
En résumé, je ne peux voir mon neveu qu'en passant par sa mère, ex-femme de mon frère.
Et mon problème central est : où est ma place dans la vie de mon neveu ? Je ne le sais pas... je ne m'autorise pas à imaginer même pouvoir avoir une place... et pourtant quand je le vois, nous jouons ensemble et il me redemande... mais je ne le contacte jamais... je me demande même si je le fuis...
J'ai un fantasme, un rêve, à propos de cet enfant... : je souhaiterais être un lieu de refuge pour lui.
Je n'ai pas encore compris le sens profond de ce désir qui m'habite. Est-ce un reste d'un rêve d'enfant que j'avais pour moi, petite ?
Alors je me trouve des excuses et me dis que j'attends qu'il grandisse pour pouvoir entrer en relation avec lui sans passer par ses parents. Et puis, j'imagine que je trouverais plus d'intérêt dans un échange avec un adolescent puis un adulte qu'avec un enfant avec qui je me sens un peu empreintée..
Cet enfant grandi dans une atmosphère familiale pas très heureuse et je rêverais de représenter pour lui un lieu de parole, de vérité, d'authenticité... et pourquoi pas... d'amour... (oui... j'ai osé écrire ça !)
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