Sur les excuses
Sorry, de Gorhuss (site)Les excuses... à quoi ça sert ?
L'année dernière, je me suis excusée auprès de mon père. Je me sentais ouverte et prête à entendre que je l'avais blessé...
Mais rien de tout ça. Il n'a pas compris le sens de mes excuses et à continué à se plaindre de mon attitude (entre autre que j'avais pris un plat à 32 euros au lieu de 25 euros comme les autres le jour de mon anniversaire !(sic)). Finalement, je me suis renfermée, le ton a monté, je lui ai reproché qu'il ne s'intéressait pas à moi, il m'a reproché la même chose, je lui ai alors dit qu'il n'aurait pas du avoir d'enfant et il ma répondu que peut-être... Et en grand analyste qu'il est, il a conclu que nous ne parlons pas la même langue. Je suis partie.
J'ai beaucoup réfléchi à cette scène. Nos langage étaient réellement différents : j'essayais de toucher mon père, de l'émouvoir, d'atteindre sa sensibilité, mais lui est resté dans sa tête, dans son mental. Point de sensiblerie. La tentative de réconciliation a tourné court...
On parle d'excuses... mais aussi faut-il qu'elles soient entendables et entendues. Donc il faut que la personne à qui elles sont destinées aie aussi fait une démarche d'ouverture. Sinon, la rencontre tourne à une relation de pouvoir où la personne qui s'excuse est considérée comme coupable et devant payer pour la faute, et celle qui reçoit les excuses comme toute-puissante et dans son bon droit.
C'est ce qui se passe dans ma famille. Je suis la coupable, la méchante... et on attend de moi que je vienne m'excuser platement, me soumettre... et on verra après si je suis digne de leur pardon !
Mais point d'ouverture de coeur, de sensibilité, de compréhension... et encore moins d'amour.
Ce dernier est impossible, inimaginable dans une telle situation.
L'amour est interdit. Seules les relations de pouvoir sont autorisées.

L'année dernière, je me suis excusée auprès de mon père. Je me sentais ouverte et prête à entendre que je l'avais blessé...
Mais rien de tout ça. Il n'a pas compris le sens de mes excuses et à continué à se plaindre de mon attitude (entre autre que j'avais pris un plat à 32 euros au lieu de 25 euros comme les autres le jour de mon anniversaire !(sic)). Finalement, je me suis renfermée, le ton a monté, je lui ai reproché qu'il ne s'intéressait pas à moi, il m'a reproché la même chose, je lui ai alors dit qu'il n'aurait pas du avoir d'enfant et il ma répondu que peut-être... Et en grand analyste qu'il est, il a conclu que nous ne parlons pas la même langue. Je suis partie.
J'ai beaucoup réfléchi à cette scène. Nos langage étaient réellement différents : j'essayais de toucher mon père, de l'émouvoir, d'atteindre sa sensibilité, mais lui est resté dans sa tête, dans son mental. Point de sensiblerie. La tentative de réconciliation a tourné court...
On parle d'excuses... mais aussi faut-il qu'elles soient entendables et entendues. Donc il faut que la personne à qui elles sont destinées aie aussi fait une démarche d'ouverture. Sinon, la rencontre tourne à une relation de pouvoir où la personne qui s'excuse est considérée comme coupable et devant payer pour la faute, et celle qui reçoit les excuses comme toute-puissante et dans son bon droit.
C'est ce qui se passe dans ma famille. Je suis la coupable, la méchante... et on attend de moi que je vienne m'excuser platement, me soumettre... et on verra après si je suis digne de leur pardon !
Mais point d'ouverture de coeur, de sensibilité, de compréhension... et encore moins d'amour.
Ce dernier est impossible, inimaginable dans une telle situation.
L'amour est interdit. Seules les relations de pouvoir sont autorisées.

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