Vendredi 29 septembre 2006
Je tenais à tous vous remercier pour vos gentils messages de soutien ! Ils m'ont vraiment tous fait très plaisir, même ceux que j'ai lu en rentrant aujourd'hui, après l'opération !
Alors encore merci !
Je vais vous faire un petit compte-rendu de cette expérience telle que je l'ai vécue car
on apprend sur soi en toute circonstance.Partie hier matin de chez moi à 6h00 (et oui, il faut être motivé !), j'ai pris le bus, mon sac à dos accroché sur mon dos. Arrivée pour 6h45, comme prévu, je suis admise dans ma chambre. Contrairement à ce que m'avais dit l'anesthésiste lundi dernier, je suis la première à passer (elle m'avait dit que j'étais la 3e). Je me déshabille, on me donne un dormicum, je me couche et patiente. On m'amène en salle d'opération après m'avoir transférée sur une sorte de brancard et m'avoir couverte d'une couverture chaude, quel bonheur ! Je me souviens alors simplement de la piqûre que l'infirmière a dû faire à plusieurs reprises pour trouver ma veine sur ma main gauche et m'installer une voie veineuse.
Et puis, plus rien.
Je me souviens m'être réveillée dans la salle de réveil et avoir entendu qu'il fallait que je me calme (j'ai, semble-t-il en effet, la mauvaise habitude de me réveiller de façon très agitée lorsque je ne suis pas encore consciente) et que le médecin n'avait pas trouvé le calcul.
Zut, alors, me suis-je dit ! (pour être polie...) tout ça pour rien !
On m'a ramenée dans ma chambre et j'ai dormi... dormi... et encore dormi !
Le médecin est venu et m'a expliqué la situation : il a exploré toute ma glande (et il ne s'était pas trompé de côté!) et n'a rien trouvé ! Pas l'once d'un caillou nulle part et ma glande se porte à merveille ! Incroyable alors qu'il y a encore 6 mois, on voyait très bien le calcul sur la radiographie. Il m'a expliqué que
le calcul avait du sortir de lui-même, même si habituellement ça n'arrive jamais !Mais, moi, je pense avoir compris. En avril dernier, un éminent professeur de stomatalogie de l'école où j'ai fait mes études (!) m'avait dit qu'il ferait sortir ce calcul en 5 minutes grâce à une petite incision de rien du tout, en ambulatoire sur son fauteuil de dentiste. Moralité, il m'a triturée pendant 45 minutes jusqu'à ce que je lui dise d'arrêter car j'avais trop mal. Il m'a fait deux points de sutures qui m'ont fait si mal les jours suivant lorsque je bougeais ma langue que je les ai enlevés moi-même. Et le seul résultat vivble pendant des mois de cette intervention est une perte de sensibilité au bout de mal qui n'est toujours pas revenue. Le professeur m'a expliqué qu'il a traumatisé le nerf lingual car il a dû le soulever sans cesse pour essayer d'accéder au calcul, sans succès !
Bref, je pense qu'à force d'avoir trituré dans tous les sens ce calcul salivaire, il l'a fractionné et lui a permis d'être éliminé par la salive, lentement mais sûrement. Alors tant mieux. Et si ça n'est pas la bonne explication, alors il s'agit d'un miracle car un calcul ne disparaît jamais tout seul !
Et puis, je voulais vous parler du
lien étrange entre tout ce qui a entouré ce calcul et mon père. Tout d'abord, lors de mon premier rendez-vous chez le professeur, en avril dernier, il y a eu un quiproquos concernant mon rendez-vous. La secrétaire s'est trompée et a donné, le même jour et à la même heure, un rendez-vous avec un autre monsieur qui s'est avéré s'appeler exactement comme mon père : même prénom et même nom !
Et puis hier, ma voisine de chambre a reçu la visite d'une jeune femme enceinte. Cette personne lui a dit devoir accoucher dans deux mois, et elle a mentionné le jour exacte de la naissance de mon père !
Et pour finir ce long compte-rendu, j'ai pris conscience de la chance que j'ai eu avec ce calcul en écoutant et en parlant avec ma voisine de chambre qui a subi la même opération que moi. Par contre, le médecin lui a trouvé 4 calculs qu'il lui a retiré et sa glande est en si mauvaise état qu'il émet un doute quant à sa viabilité et la nécéssité ultérieur d'en faire l'ablation. Ce sera le temps qui le dira. En plus, elle a eu vraiment mal, ce qui fait que les infirmières lui ont un peu donné de morphine. Moi, j'ai eu très peu mal.
Et pour finir, tout le monde s'est très bien occupé de moi : les infirmières, les aides-soignants, le médecin... et ma chambre était très agréable, jolie, moderne et en plus avec une douche alors que j'ai simplement l'assurance de base !
Voilà : tout est bien qui finit bien ! Je suis heureuse que cette histoire se termine comme ça et
je considère que j'étais prête à laisser sortir ce caillou : le message a dû passer sans que je m'en rende compte pleinement !Je suis contente ! Très contente !
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