Lâcher-prise

Publié le par Elena

Lâcher prise, peinture de Mario Duguay (site)

Pour faire suite de mon article de hier, j'ai envie de parler du lâcher prise. J'ai d'abord fait une petite recherche sur Internet et voici le très joli texte que j'ai trouvé :


Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.

Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.

Lâcher prise, ce n'est pas être passif, mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.

Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites, c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains.

Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui, mais donner le meilleur de soi-même.

Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres mais se sentir concerne par eux.

Lâcher prise, ce n'est pas "assister" mais encourager.

Lâcher prise, ce n'est pas juger, mais accorder à autrui le droit d'Etre avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.


Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive, mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.

Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres, mais leur permettre d'affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n'est pas rejeter, c'est au contraire accepter.

Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.

Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs, mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.

Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui, mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.

Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé, mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.

Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus.

Auteur inconnu

Voilà qui me permet d'éclaircir un peu dans ma tête ce qu'est le lâcher-prise...

Lâcher sa souffrance, car en réalité c'est de cela qu'il sagit en ce qui me concerne. Pourquoi, stupidement, ne veux-je pas lâcher ma souffrance ?? C'est vraiment idiot de ma part, et pourtant c'est ainsi !

J'ai des sortes de fantasmes qui m'en empêchent encore aujourd'hui. Mais quels sont-ils ?

Fantasme que si je lâche ma souffrance, alors il y aura un grand vie. (je voulais écrire "vide" et voilà ce que j'ai écrit : "vie" !!!! Que l'inconscient peut être fort, parfois !!!)

Fantasme... est-ce la peine de continuer après mon lapsus écrit révélateur ?

Oui, je continue, simplement pour mettre des mots sur mon flou intérieur, ça me fera du bien..

Donc, fantasme de donner entièrement raison à mes parents en ce qui concerne l'inexistence de mes souffrances si je ne souffre plus.
Fantasme de leur confirmer que mes demandes de reconnaissance n'étaient pas fondées.
Fantasme de devoir renoncer à mon désir de reconnaissance.
Fantasme de devoir revoir mes parents en faisant semblant que tout va bien mais en réalité, en souffrant encore et en me sentant coupable de les avoir "embêté" pour rien.
Fantasme de nier ma souffrance.

Et pour finir, il m'est très difficile d'accepter qu'ils ne reconnaîtront jamais mes souffrances d'enfant mais aussi actuelles. J'ai encore ce besoin, comme si ma propre reconnaissance, celle de mon psy et de mon amie ne me suffisaient pas.

Pourquoi ce blocage ?

Et juste en écrivant je sens la haine remonter... et la boucle est bouclée... c'est la douleur qui remonte, la colère, le désespoir... tout au fond de moi...
Ils émergent en silence, mon amie à côté de moi ne se doute de rien. Je ne montre rien, j'écris... pour ne pas avoir à ressentir tout cela, toute cette force émotionnelle au fond de moi, réprimée...

C'est quand la douleur remonte que j'ai envie de leur faire mal, à chacun, lentement, doucement mais sûrement.

Je ne veux rien ressentir de tout cela. Rien. Voilà le blocage.

Publié dans Spiritualité

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michÚle 27/12/2006 16:46

re 'essai, bizzz
michèle

Elena 27/12/2006 17:21

J'ai visité ton blog, Michèle et j'attends d'en savoir petit à petit plus sur toi, c'est pour ça que je t'ai mise dans mes liens.Bises et à bientôt !

michÚle 27/12/2006 11:36

j'ai écrit un truc sur mon blog qui pourrait peut-être te parler, va voir si tu veux....bizzz

Elena 27/12/2006 11:56

Merci pour ta visite Michèle, mais je n'arrive pas à ouvrir ton lien... dommage !À bientôt !

ariaga 21/12/2006 18:06

Je pense que tu as besoin de ta souffrance. Fais en ton amie, regarde la dans les yeux, ils sont beaux et dans leur reflet tu verras ta propre beauté. Bises. Ariaga.

Elena 21/12/2006 19:51

Ton commentaire me fais beaucoup réfléchir, ariaga, et je crois qu'en définitive tu dois avoir visé juste. Je revendique mon droit à la souffrance ! Peut-être parce qu'elle m'a été interdite dans ma famille. Je veux pouvoir souffrir, reconnaître mes souffrances, que cela plaise ou non.Merci pour ton mot... merci pour tes belles paroles !

Loona 21/12/2006 10:08

tres joli texte

Elena 21/12/2006 13:16

;-) à bientôt !

Marilor:0125: 20/12/2006 12:01

bonjour!
j'ai lu un bouquin la dessus le mois dernier..:" lâcher prise" la clé de la transformation intérieure de Guy Finley aux éditions de l'homme.Il y a plusieurs livres sur le sujet du même auteur..bonne journée bizz=)

Elena 21/12/2006 13:15

C'est marrant, j'ai souvent vu des livres de cet auteur en librairie mais ne me suis jamais arrêtée pour les regarder de plus près...Peut-être un jour ?Merci pour la référence, marilor et à bientôt !