Sur les pervers narcissiques
Artiste inconnuCe soir, j'ai envie de vous parler des pervers narcissiques, personnalités extrêmement destructrices et que j'ai "cotoyé" personnellement pendant mon enfance.
Tout d'abord quelques définitions...
Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes, qui trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu'ils ne ressentent pas et les contradictions internes qu'ils refusent de percevoir. Ils «ne font pas exprès» de faire mal, ils font mal parce qu'ils ne savent pas faire autrement pour exister. Ils ont eux-mêmes été blessés dans leur enfance et essaient de se maintenir ainsi en vie. Ce transfert de douleur leur permet de se valoriser aux dépens d'autrui.
La perversion narcissique consiste en la mise en place sur une personnalité narcissique d'un fonctionnement pervers.
Le pervers narcissique pratique la confusion des limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, les attribue à son soi grandiose, pour pallier à sa faiblesse du Moi. Ces qualités appropriées, il les dénie à leur véritable possesseur. La séduction est un aspect crucial de cette stratégie.
La séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l'autre. Cette séduction est narcissique : il s'agit de chercher dans l'autre l'unique objet de sa fascination, à savoir l'image aimable de soi. Par une séduction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre. La séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Elle n'est pas énergie, elle est de l'ordre des signes et des rituels et de leur usage maléfique. La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre. On n'est pas là dans le registre de l'aliénation - comme dans l'idéalisation amoureuse où, pour maintenir la passion, on se refuse à voir les défauts ou les défaillances de l'autre -, mais dans le registre de l'incorporation dans le but de détruire. La présence de l'autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité.
(Textes de Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement Moral)
Mon enfance a été bercée par l'éducation d'une telle personne. Les conséquences dévastatrices ont été sur moi un comportement de défense consistant à un repli quasi autistique, une dépersonnalisation (je lui demandais ce que je pensais, incapable de le savoir moi-même !), un sentiment d'avoir été vampirisée et une incapacité à exister par moi-même sans cette personne. Sans parler du sentiment d'être une handicapée affective, incapable de vivre une quelconque relation affective, ni un quelconque lien impliquant un échange humain.
J'étais son miroir valorisant et je disparaissais derrière ce rôle qui m'avait condamnée à jouer les zombies, les mortes-vivantes.
Tout cela, c'était "hier".
Aujourd'hui, après une quête incessante formulée auprès de mon analyste de la façon suivante : "C'est quoi l'amour ?", je ne vois plus cette personne et me suis trouvée, enfin, sur mon chemin de vie en constante évolution, unique !
Quel bonheur d'être en vie !

Tout d'abord quelques définitions...
Les pervers narcissiques sont considérés comme des psychotiques sans symptômes, qui trouvent leur équilibre en déchargeant sur un autre la douleur qu'ils ne ressentent pas et les contradictions internes qu'ils refusent de percevoir. Ils «ne font pas exprès» de faire mal, ils font mal parce qu'ils ne savent pas faire autrement pour exister. Ils ont eux-mêmes été blessés dans leur enfance et essaient de se maintenir ainsi en vie. Ce transfert de douleur leur permet de se valoriser aux dépens d'autrui.
La perversion narcissique consiste en la mise en place sur une personnalité narcissique d'un fonctionnement pervers.
Le pervers narcissique pratique la confusion des limites entre soi et l'autre. Il incorpore les qualités de l'autre, les attribue à son soi grandiose, pour pallier à sa faiblesse du Moi. Ces qualités appropriées, il les dénie à leur véritable possesseur. La séduction est un aspect crucial de cette stratégie.
La séduction perverse se fait en utilisant les instincts protecteurs de l'autre. Cette séduction est narcissique : il s'agit de chercher dans l'autre l'unique objet de sa fascination, à savoir l'image aimable de soi. Par une séduction à sens unique, le pervers narcissique cherche à fasciner sans se laisser prendre. La séduction conjure la réalité et manipule les apparences. Elle n'est pas énergie, elle est de l'ordre des signes et des rituels et de leur usage maléfique. La séduction narcissique rend confus, efface les limites de ce qui est soi et de ce qui est autre. On n'est pas là dans le registre de l'aliénation - comme dans l'idéalisation amoureuse où, pour maintenir la passion, on se refuse à voir les défauts ou les défaillances de l'autre -, mais dans le registre de l'incorporation dans le but de détruire. La présence de l'autre est vécue comme une menace, pas comme une complémentarité.
(Textes de Marie-France Hirogoyen, Le Harcèlement Moral)
Mon enfance a été bercée par l'éducation d'une telle personne. Les conséquences dévastatrices ont été sur moi un comportement de défense consistant à un repli quasi autistique, une dépersonnalisation (je lui demandais ce que je pensais, incapable de le savoir moi-même !), un sentiment d'avoir été vampirisée et une incapacité à exister par moi-même sans cette personne. Sans parler du sentiment d'être une handicapée affective, incapable de vivre une quelconque relation affective, ni un quelconque lien impliquant un échange humain.
J'étais son miroir valorisant et je disparaissais derrière ce rôle qui m'avait condamnée à jouer les zombies, les mortes-vivantes.
Tout cela, c'était "hier".
Aujourd'hui, après une quête incessante formulée auprès de mon analyste de la façon suivante : "C'est quoi l'amour ?", je ne vois plus cette personne et me suis trouvée, enfin, sur mon chemin de vie en constante évolution, unique !
Quel bonheur d'être en vie !

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